Camp organisé en partenariat avec l’Acat du Bocage Normand

Du 27 au 31 juillet 2020 du Bocage normand (Condé-sur-Noireau Berjou au Mont Saint-Michel) avec 11 jeunes (13-15 ans) et 3 encadrants ! Rencontre avec Eric Menager, l’un des responsables.

Comment s’est déroulé votre camp malgré les contraintes ?

Compte tenu de notre camp à vélo itinérant et en campings, les contraintes sanitaires imposées par la la Direction de Jeunesse et Sports ont été respectées, à savoir :une distanciation, lavages fréquents, couchage avec 2 jeunes par tente au lieu de 3 et tête bêche, vigilance apportée à tout ce qui touchait à la préparation des repas et à la vaisselle… Ce qui ne nous a nullement gêné dans la vie quotidienne du groupe.

Comment les jeunes ont vécu ce moment ensemble ?

La thématique du camp était « le goût de l’effort, le goût de l’engagement », et ce en allant du Bocage vers le Mont Saint Michel à vélo. Les jeunes ont donc participé à des étapes de 30 kilomètres par jour et leur a permis de découvrir l’engagement à travers des témoignages d’invités lors de nos dîners :

Lilou, 18 ans, membre ACAT Bocage a évoqué son engagement personnel. Michel, retraité de 90 ans, a pu témoigner de la richesse des personnes âgées et de leur parcours de vie extraordinaire, ce qui concernait la plupart des jeunes vis-à-vis de leurs grands-parents. Enfin nous avons eu un partage exceptionnel avec la communauté monastique du Mont-St-Michel.

Côté travail sur soi, il a fallu travailler sur « l’engagement » et au delà des mots et de la compréhension ainsi que de l’acceptation, le pas à franchir étant celui de l’action ! Nous avons donc travaillé sur la confiance en soi, sur la prise de parole et l’argumentation. Par exemple avec le fait d’aller vers des inconnus pour faire signer une pétition pour la libération de Germain Rukuki incarcéré au Burundi pour 32 ans pour avoir travaillé avec l’ACAT.

Le retour positif des jeunes est d’avoir partagé une vie de groupe sans toutefois se connaître avant, de vivre quelque chose de rare, de riche, une forme de dépassement, par rapport au projet du camp. Et de beaux et de bons moments ensemble puisque le téléphone n’était pas ou si peu invité. Ils n’en ont pas souffert selon leurs propres retours.

Qu’avez-vous  retiré de cette nouvelle forme de camp ?

Beaucoup d’efforts, de travail de préparation et d’administratif (nous avons été contrôlés par la Direction de Jeunesse et Sports à notre arrivée au camping de Domfront). Beaucoup de responsabilités aussi avec un groupe. Mais pour de si beaux moments : le vivre ensemble et la vie du groupe avec sa formation et son évolution, le plaisir de l’effort et de l’inattendu car il faut aussi se laisser porter par l’énergie du groupe et par ce qui nous porte intérieurement.

L’importance de  passer de la parole à l’action en entourant nos jeunes de nos conseils et notre bienveillance, et en leur donnant confiance. Car pour eux c’est une montée d’adrénaline, avec joie et déceptions mais ça leur apporte aussi vision réaliste de ce qu’est l’engagement dans notre société, et qui nécessite d’avoir des convictions ! La participation concrète, et qui a permis une réussite collective, de l’ACAT du Bocage pour la mise en place du projet et le financement principal de celui ci, le bureau national  et son appui, l’EPUdF et le Conseil et amis du Bocage de Condé et tous les amis qui nous ont portés pendant notre parcours dont l’EAR. Une magnifique aventure que tous sont prêts à renouveler l’année prochaine ainsi que toute l’équipe pédagogique.