Nos premières impressions

September 6, 2014

Depuis notre arrivée, nos 5 sens sont stimulés, nous vous en proposons une déclinaison :

 

Le Toucher : Il nous est arrivé de saluer les uns et les autres : il y a des bises (comme en France, c’est un dilemme : 2 ou 4 ?!), mais nous donnons aussi des poignées de mains. Petite anecdote : Nous avons salué le marchand de légumes au coin de la rue en direction du travail d’Éline. C’est Cécile (qui entame sa 8ème année au Caire) qui nous l’a présenté et qui nous a précisé que ce salut quotidien était une habitude.

Dans les autres rapports au toucher, on ne peut pas ignorer que la chaleur donne quelques fois les mains moites et la peau grasse.

Aussi, l’eau froide est chaude : les tuyaux passent par le toit, ce qui chauffe l’eau. Le réglage de la température n’est pas évident !

 

La Vue : Ce qui frappe l’oeil, dans un premier temps, ce sont les contrastes entre modernité et tradition. Les buildings sont à côté des mosquées, les belles demeures sont dans des rues aux trottoirs jonchés de détritus, une bimbo est précédée par une femme voilée.

Nous avons pu aller dans des lieux divers et étonnants, des cafés au bord du Nil ou haut-dessus des toits qui donnent une vue imprenable sur les immeubles. Dans le quartier Zamelek, nous avons pu nous balader et croiser une galerie d’art qui organisait un petit « vide-grenier ».

 

 

L’Ouïe : Le muezzin, les feux d’artifices (qui nous font sursauter à chaque fois, pensant que ce sont peut-être des coups de feux…mais ce ne sont que les réjouissances d’une fête), les klaxons, les chants et les musiques dans les taxis, un langage encore incompréhensible pour le moment, voilà tout ce qui parvient à nos oreilles et nous dépayse.

Là où nous dormons pour l’instant (un petit endroit, en attendant que nos appartements soient repeints, insha allah) nous entendons le bruit du ventilateur qui tourne et notre robinet qui goutte, plic ploc.

 

L’Odorat : Les parfums sont divers, senteurs pollution (contrefaçon du parfum « Diesel » (pourquoi les créateurs ont-ils choisis ce nom…?)), la nourriture propage des odeurs agréables d’épices qui se mèlent à des relents de poubelles. Notre logement sent encore la peinture en cours.

 

Le Goût : Le sucré :  Les jus de fruits pressés (Goyave, Fraises, Mangues), les gateaux arabes (à la datte, à la pistache…)

Le Salé : le ful (« sauce » mélangée à base de fèves), espèce de feta rosée, le koshari (cf : article précédent), pain gras (dont on ne se souvient pas du nom), légumes farcis avec du riz, poissons frits, gambas, … On s’en lèche les babines, et jusqu’alors nous n’avons pas été déçu par la cuisine, ici !

Éline a osé gouter au piment vert (un tout petit petit petit morceau) ce qui lui a désinfecté en une seconde la bouche !

 

 

Notre 6éme sens, ressentis et émotions  : La notion du temps varie de ce que nous avons pu rencontrer jusqu’à présent. Nous avons, pour l’instant, du mal à comprendre le rythme des Cairotes. Les bruits nocturnes nous font penser que la vie ne s’arrête jamais, mais pour autant, peut-on téléphoner à sa responsable de travail après 22H ? Les peintres, ici, travaillent l’après-midi, mais il semblerait qu’une bonne partie des gens n’hésitent pas à faire la sieste aux moments les plus chauds de la journée : comment savoir si ceux que nous rencontrons ont une ryhtme plutôt qu’un autre ? La notion de week-end varie selon la religion, le travail : les jours de congés peuvent être le vendredi, le samedi ou le dimanche.

Avec la chaleur et ce rythme qui différe, nous ne savons plus quand manger. Un repas le matin, le midi et le soir nous semblent de trop !

 

 

La question de l’argent n’est pas évidente à gérer : on se croirait dans un jeu de Monopoly avec nos billets ! 9,2629 livres sont égales à 1 euro, nous avons l’impression de donner beaucoup d’argent d’un coup, et n’ayant pas de grandes capacités en gymnastiques mathématiques il nous est parfois difficile d’évaluer et de gérer nos comptes. Mais, ça viendra !

 

 

 

 

 

 

La ville est gigantesque : on peut faire une comparaison avec le ciel, lorsqu’on regarde les étoiles une nuit d’été. Avec cette impression d’infini, on ne sait plus où nous sommes, ni notre place dans l’univers, c’est un peu cela que nous ressentons : le vertige face à la grandeur du monde et à notre petitesse. Malgré tout, nous avons réussi à nous jeter à l’eau dans ce grand bassin, nous restons près du bord mais osons prendre les taxis, nous savons dire notre adresse en arabe, nous apprenons les chiffres, etc.

Aussi, l’astre lunaire nous a fait penser à un repère, un récomfort. « Elle est tellement familliaire : c’est rassurant de la voir ici aussi ».

Nous filons au Souk, à Khal El Khalili… Demain, Lundi matin, Eloïse à RDV avec sa référente au collège pour comprendre un peu mieux comment va se dérouler l’année et visiter son lieu de travail. Éline, quant à elle, va commencer sur les chapeau de roue son travail le 13.