C’est le thème de la liberté de conscience que le pasteur François Clavairoly,  qui présidait le culte, a abordé dans sa prédication : une prédication avec des références directes à l’actualité et notamment la situation au Moyen Orient.

Assemblée du Désert

François Clavairoly

 

Gn 12, 1-6 ; Gal 5, 1, 13-16
« Enfin libres ! »

Frères et soeurs, chers amis, et vous tous, auditeurs qui nous rejoignez ce matin, c’est à la liberté que vous avez été appelés, et le message que vous recevez est un message de libération. Nous sommes libres ! Et les féroces menaces qui inquiètent le monde ne pourront jamais étouffer ce cri.

Ce cri de joie, cette exclamation a jailli du coeur de l’homme il y a déjà longtemps, la première fois sans doute lorsqu’Abram a été appelé à sortir de chez lui, à sortir de lui-même, en quelque sorte, à faire un voyage incroyable pour découvrir un destin qui nous concerne tous, une destinée placée à jamais sous le signe de la bénédiction. Ou lorsqu’Israël que Pharaon ne pouvait plus tenir en esclavage a été libéré, ou lorsqu’il a quitté Babylone après l’humiliation de l’exil. Ce cri atteste assurément d’une réelle délivrance.

L’écho de cette exclamation nous parvient encore par les témoignages de Pierre, de Jacques, de Jean, de Marthe, de la Samaritaine et de quelques autres que le Christ vivant libère à leur tour.

Ce cri fait aussi exulter les premiers chrétiens, les pères anciens, et l’immense nuée des témoins des premières Eglises d’occident et celles d’orient qui sont si éprouvée en ce moment, et puis encore dans les temps anciens, Pierre Valdo, Jean Hus, John Wycliffe, Martin Luther, Jean Calvin, et tant d’autres, comme pour nous redire que cette attestation, cette protestation de la liberté chrétienne, qui avait resurgi de façon vigoureuse au XVIè siècle comme une rivière souterraine apparait soudain au grand jour, cette protestation s’origine dans les temps anciens, et anime toutes les Eglises, en un bouquet multicolore parfois un peu brouillon, il est vrai, (et qu’on aimerait plus oecuménique ou plus harmonieux), elle anime enfin chacun de vous ce jour de septembre 2014, (vous qui êtes assemblés si différents dans ce désert d’où vous sortirez plus vite que vos ancêtres, du moins je l’espère pour vous ! eux qui y ont marché quarante ans jadis, ou qui s’y sont cachés et y ont combattu trois ou quatre ans lors de la triste Guerre des Cévennes…)…

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