September 20, 2014

 

Les photos diffusées précédemment,  vous ont porté dans l’illusion que la ville du Caire est tout à fait flamboyante de beauté et de propreté. C’est une grande supercherie ! Heureusement, pour rétablir la vérité, le duo de  Militantes engagées *Green Peas – Cairo* est allé en envoyé spécial sur le terrain.

Nous vous dressons aujourd’hui le bilan de ces quinze jours d’observations de l’activité humaine du Caire en lien avec son environnement.

 

 Les lumières allumées et autres gâchis d’électricité : 

 

 

Ce n’est pas Versailles, et pourtant… Qu’il soit midi ou minuit, toutes les lumières sont presque toujours allumées. Partout. Les réverbères, les néons des boutiques, les lumières dans les maisons, dans les classes d’école. Dans notre habitation, les grandes parties communes restent elles aussi allumées en permanence. Quand nous essayons d’en éteindre une partie, il semblerait que, sans cesse, quelqu’un passe derrière nous pour les allumer à nouveau !

Aussi, les climatisations sont souvent, dans les magasins comme dans d’autres bâtiments, fixées à 15°C toute l’année. Un désagrément pour la planète comme pour notre santé !

 

Les poubelles : 

 

 

Si tu te plais à réfléchir dans quelle poubelle jeter ta bouteille en plastique, ton pot de yaourt, ta boite de conserve ou tes épluchures de légumes, tu seras ici très malheureux. Il n’existe qu’une et unique poubelle, qui ramasse tout, du verre au papier, en passant par le carton, le fer, les piles, les sprays. Les rues sont jonchées de déchets.
Ici, il existe un tri tout particulier pour les déchets : ce sont les zabbalinesqui collectent et trient les déchets. Ces chrétiens coptes originaires de Haute-Égypte, très pauvres et installés dans la périphérie de la ville collectent les déchets afin de recycler le papier, le fer, le métal, la matière plastiques. Les déchets organiques sont réservés aux cochons (mais ils ont été, pour la plupart, tués lors de l’épidémie de grippe porcine). Ce tri et ce recyclage des déchets est pour eux un moyen de subsistance.

(Pour les personnes particulièrement intéressées par ce sujet, un reportage de 23 minutes sur France Culture « Les chiffoniers du Caire, avec Bénédicte Florin » )

 

Heureusement, l’Égypte est consciente de ces problèmes environnementaux et dans le journal El-Arham traduit en Français, nous pouvons y voir cet article.

 

 La pollution : 

 

 

Avec près de vingt millions d’habitants, le Caire est une capitale Africaine surpeuplée et surpolluée. Les cultivateurs de riz sont pointés du doigt, eux qui n’hésitent pas à faire de grands feux avec les pailles de riz. Le trafic est dense jour et nuit. Les voitures, les micro-bus comme les scooters sont généralement très mal entretenus et crachent par leurs pots d’échappement des nuages de fumées noires.

D’après l’OMS, le Caire a un taux de pollution dix fois supérieur à l’indicateur global. Un charmant smog envahi alors chaque jour le ciel.

 

 Les vendeurs de boissons :

 

 

 

Une boisson fraiche lors des grandes chaleurs, ça donne envie à tout le monde, non ?! Heureusement, on trouve beaucoup de distributeurs frigorifiés un peu partout dans la ville. Ceux-ci sont placés pour la grande majorité en plein soleil et fonctionnent en continu.

Quelques personnes, certainement bien intentionnées, placent des parasols aux dessus des distributeurs dans l’espoir de garder cette place un peu plus à l’ombre et au frais…En vain, sans aucuns doutes.

 

L’arrosage :

 

Dans quelques lieux où les uns et les autres désirent avoir des arbres (plutôt rare), l’arrosage a souvent lieu tout au long de la journée, en plein soleil. Pratique qui paraît aberrante, même pour un jardinier du dimanche.