Parmi les migrants qui arrivent chaque jour sur les côtes grecques ou italiennes, un tiers sont des enfants, dont beaucoup de mineurs non accompagnés. Quelles sont les mesures prises en France pour les accueillir ?

 

 

Anne Hidalgo a annoncé la semaine passée la construction d’un camp humanitaire au nord de Paris. Si la Ville de Paris s’est résolue à intervenir, c’est qu’il y a urgence. La France a beau ne pas être sur les routes migratoires principales, qui passent par la Méditerranée et les Balkans, une centaine de migrants demandent l’hospitalité chaque jour. À peine évacués, les bidonvilles se reforment ailleurs. Dernier en date, celui des jardins d’Éole, évacué le 6 juin après l’apparition de la tuberculose.

Dans ces campements de fortune, certains paraissent tout jeunes : ce sont des « mineurs isolés étrangers » (MIE) ou « mineurs non accompagnés », c’est à dire des enfants de moins de 18 ans, venus ici sans leur famille. Ou bien qui ont perdu leur accompagnateur. On estime généralement qu’ils seraient 6 500 dans ce cas en France, mais les associations évoquent le double. Majoritairement des garçons, de 16 ans à peine, originaires d’Afrique subsaharienne, d’après un rapport de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales).

 
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