Les 29 et 30 Novembre 2014 à l’Institut Protestant de Théologie, 83 bd Arago, Paris 14

 

Présentation  brève :


Ce n’est pas un scoop : la vie sur terre telle que nous la connaissons aujourd’hui est menacée. Plus le temps passe, plus les signaux sont alarmants. Plus le temps passe, moins les solutions engagées ne se révèlent satisfaisantes.

Ce colloque théologique ouvert à tous a pour objectif de rechercher, à l’aide des textes bibliques et en dialogue avec toutes les disciplines, la parole spécifique que l’Eglise peut et doit porter dans un tel contexte.

Quatre grandes questions traverseront ce colloque :

1) De quoi parle-t-on lorsque l’on utilise les mots « terre », « nature » et « création de Dieu » ?

2) Comment célébrer liturgiquement notre émerveillement vis-à-vis de la Création ?

3) Quelles paroles d’appels à la repentance et quelles confessions de foi dans ce contexte de crise écologique ?

4) Comme l’espérance chrétienne se manifeste-elle concrètement au coeur du monde ?

La multiplicité des diagnostics inquiétants concernant l’état de la planète pose à l’humanité la question redoutée de sa survie. Suite aux échecs répétés des grandes institutions internationales à s’accorder sur des contraintes justes et partagées quant a l’usage des ressources qu’offre la planète, un sentiment d’impuissance gagne les sociétés et les élites qui les représentent, qui hésitent entre l’attente d’un pouvoir fort et la crainte de l’anarchie. Il en résulte une sidération des esprits qui, aveuglés par l’incertitude, se figent dans une fatigue désespérée ou s’évadent dans des aventures prêtes à répandre la terreur.


Dans ce moment de l’histoire, les Églises, dans leur vie de célébration fraternelle comme dans leur service diaconal, se doivent de proclamer en paroles et en gestes la permanence d’un Évangile d’espérance. Elles peuvent le décliner selon quatre axes que ce colloque veut explorer:


  1. Rappeler tout d’abord que ce monde est une création donnée qui n’appartient pas à l’humanité et qui échappe donc toujours aux liens qu’une époque révèle ou lui assigne. La foi en la création est la brèche qui ouvre sans cesse ce monde-ci par delà ses impasses à ce qui peut lui advenir de bon.


  1. Il en résulte qu’une attitude fondamentale est un acquiescement à ce monde, un OUI, car c’est dans ce monde que s’est joué en Jésus-Christ, et se joue aujourd’hui, l’éradication du mal qui conduit àl’émerveillement et à la louange.


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