Trois questions supplémentaires au député Dominique Potier, auteur d’un rapport sur l’usage des pesticides en France.

 

Député de Meurthe-et-Moselle, Dominique Potier a livré en novembre dernier un rapport au Premier ministre Manuel Valls sur l’agroécologie et le recours aux pesticides. Repris par Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, il plaide notamment pour une diminution de 50 % de l’usage de pesticides d’ici à 2025.

 

Comment convaincre les agriculteurs d’adopter les pratiques agroécologiques ?

 

Aujourd’hui, l’agriculteur est soumis à une double injonction : celle de l’appareil public – État, chambres d’agriculture, agences de l’eau – qui lui enjoint de prendre soin de l’environnement, et celle d’un certain nombre de distributeurs de pesticides, qui le poussent à la consommation.

Nous comptons agir dans ces deux directions. Concernant l’appareil public, nous n’avons sans doute pas assez communiqué auprès des agriculteurs sur les succès des pionniers qui ont réussi leur transition vers l’agroécologie.

Au niveau des distributeurs, nous allons mettre en œuvre un dispositif expérimental de certificats d’économie de produits phytosanitaires (CEPP).

Les distributeurs auront l’obligation, sous peine de pénalités financières, de baisser de 20 % le nombre de doses vendues sur cinq ans. Ils seront incités en contrepartie à proposer plus de services pour accompagner les agriculteurs vers les pratiques agroécologiques. L’idée est d’engager les distributeurs aux côtés des agriculteurs.

Mis bout à bout, les CEPP, le conseil de développement apporté par l’appareil public et la mission de recherche publique de l’INRA (l’Institut national de la recherche agronomique) pourront nous permettre d’atteindre les objectifs fixés.

 

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