15 Mai 2015

 

 

De l’air ! De l’air !

Alors que j’avais (Éloïse) eu l’opportunité de prendre l’air en France pendant une dizaine de jour, je retrouvais une Éline plutôt en forme mais fatiguée par ce second semestre, avec un grand besoin de prendre l’air. Toutes deux très enthousiastes, et profitant d’un week-end prolongé pour cause de fête nationale, Anafora, ce lieu de retraite copte ouvert à tous, dont nous vous avions déjà parlé (ici) nous paraissait l’endroit idéal pour se reposer au calme à la fin du mois d’avril !

 

Toujours aussi beau et toujours aussi calme

 

L’aventure est égyptienne, évidemment : nous sommes déposées au bord de l’autoroute, à côté des cadavres de chiens séchés. Enfin, les portes du paradis s’ouvrent, les bougainvilliers multicolores nous saluent d’un mouvement de branches. Nous franchissons d’autres portails et arrivons au lieu de retraite. Toujours aussi beau et toujours aussi calme. Après avoir posé nos sacs, une peur soudaine : et si nous nous ennuyons ? et si finalement nous sommes déçues par ce second séjour ?

Les doutes ses dissipent vite, nous rencontrons des gens de passages, mais aussi des volontaires à plus long termes, (même un normande !). Nous retrouvons Spencer et Charlotte, deux volontaires longue durée, déjà rencontrés la fois passée.

 

 La main à la pâte
 

Cette fois-ci, nous voulons mettre la main à la pâte dans la communauté, Spencer dit qu’il a besoin d’aide au jardin. Les après-midis sont entrecoupés par des temps de repos, des lectures bibliques ou de livres en Anglais (car nous essayons d’améliorer notre niveau catastrophique), une partie de Hanabi (jeux coopératif que nous vous conseillons), suivi de l’aide auprès de Spencer au jardin. Il s’agit certes de désherber et Spencer s’excuse de la tâche qu’il nous confie. Il fait cependant de nous des femmes heureuses, les mains dans la terre et rougies par les herbes coupantes. Nous avançons très lentement dans ce désherbage-papotage. Nos discussions sont variées : l’écologie, le féminisme, notre vision de l’église du futur, l’homosexualité, le nom des plantes, le Moyen-Orient, etc… Une soeur avec qui bavarde Éline explique qu’elle a l’origine de la démarche de recyclage de la communauté et nous fait visiter la ferme qui s’est améliorée depuis notre dernier passage et le jardin en permaculture qui est beau et luxuriant.

A noter aussi pendant ce séjour à Anafora : un sauvetage de petits chats dans l’eau qui nous a attendri; un moment spirituel et d’échange sur un texte en Anglais avec de membres du Synode du Nil (dont nos voisins) qui se sont rendus aussi à Anafora pour une nuit; de très beaux chants coptes qui s’élèvent lors de la prière du soir; un nouvel édifice (une sorte d’arène) construit sur le site d’Anafora; une baignade rafraichissante dans la piscine; la découverte ou redécouverte de l’artisanat (tapis recyclés en tissus, icônes…) et tant de petites choses qui font que le séjour était doux, reposant, en connexion avec la nature et avec Dieu !

 

Wadi El Natrun, les monastères

 

Le dimanche 26 avril, un membre de la paroisse francophone et la pasteure suisse intérimaire viennent nous cueillir au bout du fameux chemin bordé de bougainvilliers. Quitter Anafora, c’est toujours un pincement au coeur mais le programme de la journée nous réjouis ! Nous allons découvrir les monastères coptes de Wadi El Natrun, dans le désert ! Bon, évidemment, avec toutes ces constructions, ils se trouvent moins dans le désert qu’autrefois ce qui rend la visite moins exotique que prévue mais l’histoire à l’ère chrétienne de cette vallée aride nous a passionné.

Les moines sont d’une simplicité, d’un humour mordant et d’une gentillesse sans pareille pour nous faire découvrir les secrets des lieux, la signification des vieilles peintures, les recoins cachés des monastères, les anciennes salles à manger, le vieux moulin à huile (le même type qu’on trouve en Provence). On a même reçu des petits cadeaux, des « goodies » – produits dérivés : un tout petit flacon l’huile sainte, un petite croix copte en pendentif et des images de Marie ! Youhou !