21 Novembre  2014 (Éloïse et Éline en Egypte )

 Aujourd’hui, naissance d’une nouvelle chronique : Femmes égyptiennes.

Cette chronique est née de la collision de tout un tas de choses.

 

Tout d’abord cela vient évidemment de nos observations des personnes dans la rue, dans le métro – des femmes en particulier. Des détails de leur physique : la manière de nouer le foulard, un type de maquillage, les cheveux libres, les mains gantées ou non, les habits colorés ou sombres. Ces femmes toutes diverses nous inspirent, nous questionnent : Qui sont-elles ? En quoi croit-elles ? Que font-elles dans la vie ? Combien d’enfants ont-elles déjà ? En posant nos yeux sur leurs pochettes d’étudiantes, sur leurs mains tatouées ou non, avec des bagues ou pas, dans les plis de leurs yeux, malgré nous et avec curiosité, nous ne pouvons pas nous empêcher d’imaginer un peu ce que pourrait être leur vie. D’ailleurs, qui n’a jamais fait cela ? Vous ne vous faites pas des films, vous, dans les transports en commun sur la personne en face de vous ?!

 

Ensuite, j’ai (Éloïse) toujours regardé des blogs d’illustrations avec beaucoup de plaisir et d’admiration. Dans notre groupe de volontaires en partance, il y a Marianne et Romain, un couple qui est depuis bientôt une semaine au Cameroun. Ils ont illustrés avec beaucoup de talent leur préparation au départ ! C’est complètement génial et c’est compilé {ici} par le Défap ! Aussi, Violette, qui est la sœur de ma charmante copine Coline, est carnettiste de voyage. J’avais apprécié ses illustrations à propos des différents styles vestimentaires, notamment celui nommé « Comment déshabiller un moine ». C’est {ici}.

 

Enfin, nous avons envie de mettre un peu plus de créativité dans notre quotidien. Éline et moi essayons de bricoler/créer des objets utiles ou de décorations avec nos déchets (cartons, bouteilles, bouchons, papiers, etc…) et nous vous en reparlerons très bientôt !

Lorsque je (Éloïse) suis passée dans le rayon papeterie et loisirs créatifs d’un supermarché de Zamalek, je me suis dit que cela pourrait être sympa de dessiner un peu. J’ai acheté du papier à dessin et des crayons aquarelles. Je n’ai jamais été très bonne en dessin, ni en peinture, mais j’avais envie de m’y mettre ! Ce séjour en Égypte et le blog me paraissent être un contexte encourageant pour un début, non ? Alors c’est parti !

Elles pourraient s’appeller Anissa, Dara ou Mouna. Dans le métro souvent, ou bien au premier étage (en dessous de chez nous) où se trouve une faculté de secrétariat, nous les croisons régulièrement.

Elles sont étudiantes, jeunes, avec des affaires pleins les mains et le sac, un Smartphone gigantesque qui sert à prendre tout en photo ou bien à téléphoner très fort dans tous les endroits possibles et inimaginables.

 

Un grand travail sur le style est fait : je crois qu’on appelle ça la mode Islamique. Le style est chic, classe et plutôt moderne, et respecte un certain principe sur la pudeur de la femme musulmane (vêtements amples, peau couverte, cheveux couverts, etc…).

 

Les débats entre musulmans sur le type d’habillement des femmes parait très vif : un article égyptien que j’ai lu précédemment parlait de ces femmes-ci, aux voiles et habits colorés qui seraient trop bariolés, brillants, jouant sur la transparence des tissus et qui attireraient trop le regard… Ce débat ne m’appartient pas : je vais me contenter de décrire ce que je vois !

 

Le style de ces femmes est pensé avec un assemblage subtil des couleurs et des matières, plutôt élégant. Les voiles sont noués de différentes manières : certains sont très serrés autour du visage, d’autres un peu plus lâches et on aperçoit le cou, d’autres encore jouent sur les volumes du tissu. On voit souvent des voiles bleu roi associés avec d’autres tons de bleus. Il y a aussi du rouge, des pois, des rayures, du zébré, et même du fluo ! Les petites épingles qui permettent au foulard de tenir sont aussi colorées. Les tenues sont le plus souvent associées à des ballerines ou à des petites tennis fines. Certaines osent les talons !

 

De plus, on ne lésine pas sur le maquillage ! Le mascara est appliqué en bonne couche et le fard à paupière est en accord avec les vêtements de la jeune femme. Le sourcil est dessiné et maquillé avec beaucoup de précision.

 

Un peu caricaturées sans doute, c’est malgré tout ce type de jeunes femmes-là que nous voyons le plus au quotidien !

 

 

A bientôt pour rencontrer une autre femme égyptienne !