L’identité est plurielle nous dit la pasteure Marie-Odile Wilson, qui va à l’encontre du discours rabâché par nos politiques.

 

La question de l’identité rebondit depuis quelque temps dans de nombreuses strates de notre société, reprise à l’envi dans les médias. L’identité, c’est ce besoin inassouvi qui sans doute entraîne, lit-on ici ou là, un certain nombre de jeunes en dérive vers une radicalisation extrême. C’est aussi cette corde qui est jouée fortissimo par nos politiques en mal d’audience et d’électeurs, au point d’en appeler à une origine commune homogène largement mythique à la Astérix le Gaulois, avec le soutien de Jeanne la Pucelle. Certains ont l’identité heureuse, d’autres sont en recherche de ce sésame…

 

Un tel besoin est légitime, il peut même être criant. On pense à Ruth : « Où tu iras, j’irai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; là où tu mourras, je mourrai, et c’est là que je serai ensevelie. » Mais pour que cette identité revendiquée à grands cris soit reconnue, il faut encore que le peuple qui accueille accepte de faire du demandeur un de ses membres.

 

C’est effectivement ce qui s’est passé pour Ruth, que le destin a choisie comme la grand-mère de David, comme une ancêtre de Jésus. Voilà l’étrangère, la Moabite, devenue un des cinq noms féminins cités dans la généalogie de Jésus, parmi une litanie de prénoms masculins.

 

Suite de l’article de Marie Odile Wilson sur : reforme.net