L’Eglise protestante unie du Bocage normand a entamé depuis quelques mois un processus de jumelage avec la paroisse de Kafue, à 45 km de Lusaka, en Zambie. Le type d’échanges souhaité par cette communauté (la vie de l’Eglise en dehors des cultes, la manière d’évangéliser, la participation des laïcs, l’hospitalité) répondait tout à fait à ce que pouvaient proposer les membres de l’EPUdB : partager des pratiques, des engagements, le quotidien, tisser des liens de prière et de connaissance.

La période de Noël 2013 est apparue propice à la prise de contact : une longue lettre a été envoyée, partageant la joie de l’événement au-delà des continents. Elle notait dans sa présentation de l’EPUdB : « Le fait d’être minoritaire et d’origines variées nous pousse à nous ouvrir, à témoigner, et aussi à apprendre des autres comment ils évangélisent, comment ils vivent leur foi. C’est tout cela que nous souhaiterions échanger avec vous, votre vie quotidienne et votre vie d’Eglise, vos réalisations et vos questions, vos attentes et vos rêves. » La photo d’une assemblée joyeuse, prise lors d’un culte de l’Avent, y était jointe.

Un premier problème a surgi : l’adresse internet proposée pour les échanges n’était plus en service. Une autre a été trouvée, aboutissant au siège central. Plusieurs semaines après, une réponse est arrivée, soulignant la joie de cette prise de contact, la transmission à l’Eglise de Kafue qui allait être effectuée et l’annonce du Jubilé de l’Eglise protestante unie de Zambie en janvier 2015.

Dans le même temps, l’EPUdB s’est lancée dans la confection d’un trombinoscope sur le modèle de l’exposition « A visage découvert ». Chaque membre a été photographié et a joint, avec la photo, son verset biblique préféré, une réalisation déjà commencée lors des cultes de l’unité, une manière d’être dans la continuité plutôt que d’ajouter une activité supplémentaire. L’EPUdB s’est en effet clairement prononcée pour une forme de partage qui utilise l’existant (comme les panneaux de témoignage réalisés pour Protestants en fête) plutôt que de créer unecharge supplémentaire spécial jumelage.

Après quelques mois, il est clair que le processus prend du temps. La paroisse de Kafue ne s’est pas encore manifestée directement, la présentation de l’EPUdB (trombinoscope, présentation des différents témoignages) se trouve confrontée à des problèmes d’acheminement. Sans oublier les traductions nécessaires. Mais le projet reste gravé dans les cœurs, porté notamment par le souvenir très présent des jeunes franco-anglo-zambiens venus terminer leurs échanges par plusieurs jours dans le Bocage.

 

Eric Trocmé