La passion animale et ses dérives

 

Comment expliquer l’attachement voire l’engouement pour les animaux de compagnie ?

Trois raisons expliquent la passion croissante pour nos amis les bêtes. La première est en rapport avec l’histoire de l’hominisation : depuis la naissance de l’agriculture et de l’élevage à l’ère du néolithique, l’être humain agit sur la nature. Le citadin moderne a oublié ses racines paysannes et satisfait ce besoin en le reportant sur les animaux de compagnie. Par ailleurs, on aime se reconnaître, se présenter voire se valoriser à travers son animal ; c’est l’effet miroir. Enfin, cet attachement comporte un rôle rédempteur : la culpabilité que nous éprouvons à tuer et à manger des bêtes, nous la rachetons en quelque sorte par notre amour envers les animaux de compagnie.

Peut-on parfois parler d’excès ?

Rien de pire pour un chat ou un chien que d’être pris pour ce qu’il n’est pas, un substitut de conjoint ou d’enfant par exemple. L’industrie agroalimentaire et la publicité encouragent ce phénomène d’amour fusionnel. Cela peut notamment avoir pour conséquence la maltraitance. Contrairement à beaucoup d’idées reçues, les animaux les plus maltraités ne sont pas le bétail ou les volailles, mais les animaux de compagnie. Souvent considérés comme des animaux de convenance, on les achète un peu comme une peluche ou une chose, sans avoir idée des contraintes. Si par la suite on est dépassé ou confronté à un changement de vie (un déménagement par exemple), il n’est pas rare qu’on les abandonne…


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