L'Ethiopien Feyisa Lilesa, à l'arrivée du marathon, le 21 août 2016 à Rio de Janeiro.

Les bras levés, les poignets croisés, comme si l’athlète était ligoté : le symbole est fort. Lorsque l’Ethiopien Feyisa Lilesa franchit la ligne d’arrivée du marathon des JO de Rio, dimanche 21 août, c’est moins sa médaille d’argent que cet acte politique qui suscite l’attention médiatique.

En conférence de presse, l’athlète explique qu’il pourrait être tué ou mis en prison pour avoir osé faire ce geste de protestation face à la politique menée par le gouvernement éthiopien. Pour le moment, il envisage de rester au Brésil quelque temps, en espérant obtenir plus tard un visa pour rejoindre le Kenya ou les Etats-Unis. Francetv info revient sur cet acte de défi.

Pourquoi a-t-il effectué ce geste de protestation ?

« Je manifestais pour tous les gens qui ne sont pas libres », a déclaré l’athlète. Et plus particulièrement, l’ethnie des Oromos, à laquelle Feyisa Lilesa, 26 ans, appartient : « J’ai fait ce geste contre l’attitude du gouvernement à l’égard des Oromos. Depuis neuf mois, un millier de personnes ont été tuées, assure-t-il. Certains ont été privés de leurs terres, tués par le gouvernement. »

 

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