Depuis sa création en 1974 par une quarantaine de chrétiens, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture reste fidèle à ses racines. A ses débuts, l’association se donne pour but de combattre la torture partout dans le monde, sans distinction idéologique, ethnique ou religieuse. Par la suite, l’abolition de la peine de mort sera ajoutée à son mandat, ainsi que la défense du droit d’asile.

A l’origine du mouvement, deux femmes. Hélène Engel et Edith Le Gall du Tertre répondent à l’appel du pasteur Tullio Vinay de retour du Sud-Vietnam : « pendant combien de temps, nous, chrétiens, laisserons-nous défigurer le visage du Christ sans réagir ? » Des amis protestants, catholiques, quakers et plus tard orthodoxes viendront les rejoindre.

Dès le début, la vocation œcuménique est revendiquée. Le mouvement y trouve le souffle théologique de son combat. Cette unité lui permet d’être plus crédible. Par retour, l’ACAT est elle-même un ferment d’unité pour les chrétiens.
L’ACAT revendique sa spécificité chrétienne, ce qui ne l’empêche pas de bénéficier d’une reconnaissance auprès des plus hautes institutions : gouvernement français, ONU, Conseil de l’Europe, commission africaine des droits de l’homme et des peuples. La dimension internationale est prise en charge par la Fédération internationale des ACAT (FIACAT). Voir rubrique « liens » du site.

En plus des campagnes de sensibilisation et du soutien régulier aux détenus, l’ACAT œuvre par la prière. L’originalité de cette dernière est de s’adresser non seulement aux détenus maltraités, mais aussi à leurs bourreaux.
40 ans d’action, aujourd’hui 10 000 militants de l’ACAT-France regardent vers l’avenir. Diverses manifestations sont prévues dans les mois à venir partout en France.

 

Frédéric Gentil (Paroles protestantes)

 

Contacts :

www.acatfrance.fr

Région Flers : Eric Ménager, eric-menager@hotmail.fr, 06 84 08 96 54