Le Christ est-il divisé ?

Le temple de Condé et l’église d’Athis sont depuis la semaine de prière pour l’unité des chrétiens parsemés de post-it et de papiers de couleurs, jaunes, roses, bleus, oranges et verts. Les uns sur la croix, les autres sur un pont. Au cours de deux célébrations, ils ont permis à chacun d’inscrire ce qu’il avait reçu de la marche œcuménique, ce qu’il pouvait donner, ce qui restait à faire, ce qui était à espérer. A l’arrivée un foisonnement de souhaits et d’idées : la même table eucharistique, des actions communes, la lutte contre les extrémismes, le recentrement sur la croix, la construction de ponts …

Au cours des préparations, les mêmes souhaits : élargir et rajeunir le public œcuménique, aujourd’hui vieillissant, manifester que la recherche de l’unité n’est pas un appendice réservé aux couples mixtes, mais une démarche au cœur de la confession de foi.
Un pari plutôt bien réussi : grâce à une forte mobilisation, les fidèles de tous âges étaient au rendez-vous, heureux de se découvrir et de partager des moments conviviaux : un jeu de l’oie œcuménique à Condé, un temps de partage en petits groupes à Athis.

De son côté, le temple de Vire était juste suffisant pour accueillir la centaine de personnes manifestant la palette de la chrétienté : coptes orthodoxes, anglicans, catholiques, protestants, évangéliques, tous étaient là pour une célébration dense et recueillie, accompagnée par une musique en harmonie avec la joie, guitare, clarinette et accordéon.

Un prochain rendez-vous est fixé le matin de Pâques, pour une marche œcuménique en direction de l’Eminence, aux portes de Clécy. Nous aurons l’occasion d’en reparler.