Il y a une grande distance entre le croyant et le fanatique.
 
Le croyant est au service de Dieu, le fanatique met Dieu à son service.
Le croyant rend un culte à Dieu, le fanatique rend un culte à lui-même
en s’imaginant qu’il rend un culte à Dieu.
Le croyant s’élève au niveau de Dieu et de son amour,
le fanatique abaisse Dieu à son propre niveau.
Le croyant craint Dieu, le fanatique menace les autres au nom de Dieu.
Le croyant honore Dieu, le fanatique porte atteinte à sa grandeur.
Le croyant fait la volonté de Dieu, le fanatique met sa volonté à la place de la volonté divine.
Le fanatique est un mode de rejet simultané de Dieu et de l’homme.
Il croit rendre un culte à Dieu quand il agresse celui qui est différent de lui par la religion, l’ethnie, la
langue, la couleur ou le patrimoine. L’énergie de la foi et de l’amour s’est transformée en énergie de
l’hostilité et de la rancoeur, parfois de la haine et du meurtre.
Le croyant est une grâce pour l’humanité, le fanatique est une plaie pour elle.
Dans le croyant, toutes les énergies servent la rencontre, la collaboration et l’édification.
 
Patriarche Catholique du Moyen-Orient, message de Pâques 1992