Des dizaines de milliers de Rohingyas ont dû fuir la Birmanie ces dernières semaines.

 

Comme si les catastrophes naturelles à répétition sur le globe ne suffisaient pas, les hommes en rajoutent gaillardement. Après l’Afrique ensanglantée, voilà des zones parmi les plus pauvres qui sont à leur tour arrachées à la paix précaire qu’elles avaient réussi à établir.

Mais la haine, par-delà les apparences, était en réalité présente et couvait. Brusquement une explosion a lieu. Elle déclenche le pire du pire : populations chassées de leurs zones d’habitat, maisons et villages brûlés, femmes violées, hommes massacrés, enfants éperdus dans la nature, et pas une once de pitié chez les massacreurs qui paraissent vouloir apurer un long contentieux caché.

Des hordes de réfugiés Rohingyas se mettent en marche à travers forêts et fleuves, toujours soumis à des embuscades. L’armée s’en donne à coeur joie et puis, tout à coup, les chemins sont coupés, les gens bloqués dans des territoires invivables. Ils n’ont rien à manger, pas d’eau à boire. S’ils se révoltent tant soit peu, les massacres recommencent.

 

Suite de l’article de François Régis HUTIN dans : ouest-france.fr