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Suite aux attentats de ce début de semaine et à quelques jours de Noël, je voulais partager avec vous ces quelques mots :
 
Mardi matin, peut-être est-ce arrivé à vous comme à moi, c’est en me réveillant que j’ai appris la nouvelle de ces attentats à Berlin et à Ankara. Tristes nouvelles qui nous touchent une fois de plus par leurs brutalités alors que nous devons déjà affronter chaque jour la violence des actualités comme en Syrie mais aussi à d’autres endroits passés sous silence comme au Yemen ou au Nigeria.
 
Associons nous dans la prière avec les familles et les proches des victimes et prions aussi pour apaiser nos cœurs. Alors la colère fera place à la révolte et nous empêchera de tomber dans la résignation. D’une manière ou d’une autre nous pouvons montrer notre affection et notre proximité avec toutes celles et tous ceux qui sont touchés ou qui souffrent en cette période de l’Avent. Alors que nous nous préparons à la joie d’une aube nouvelle, profitons des quelques jours qui nous restent avant Noël pour affirmer ce qui fait sens pour nous, donner et partager.
 
Le risque est que nous tombions dans la lassitude ou finissions par nous habituer à cette violence. Avec la simultanéité des deux attentats nous pourrions aussi être tentés de nous sentir plus touchés par ce qui s’est passé sur le marché de Noël à Berlin et s’accommoder de l’assassinat de l’ambassadeur de Russie.
Il n’y a pas de hiérarchie dans l’horreur et nous devons refuser toute forme de violence car aucune cause ne justifie un attentat. Noël est un temps de halte qui nous permet de nous redécouvrir les uns les autres, de nous réconcilier avec l’humanité, de nous rassembler, de combler notre attente de paix et d’amour.
Gardons espoir que ce temps de Noël nous aide à refuser et à lutter contre toutes formes de violences, d’indifférences et d’injustices. Préférons toujours l’ouverture au prochain et la cause des petits, comme nous avons pu l’illustrer lors du culte de Noël de dimanche dernier où nous avons pu partager cette parole :

“n’ayons pas peur”.

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En ce temps de Noël nous pouvons relire également dans Esaïe 11 les versets 1 à 10.
Oui, je crois fermement qu’un jour “le loup séjournera avec l’agneau”. Pourquoi pas.
Aujourd’hui déjà, dans la savane, les bêtes sauvages ne partagent-elles pas le même point d’eau ?
 
Bien amicalement
Etienne

(président du conseil presbytéral)