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Dieu aime chacun gratuitement

Les protestants affirment que la valeur d’une personne ne dépend ni de ses qualités, ni de son mérite, ni de son statut social, mais de l’amour gratuit de Dieu qui confère à chaque être humain un prix inestimable. Cet amour gratuit du Dieu de Jésus-Christ rend les hommes et les femmes aptes à leur tour à aimer gratuitement.

 

L’essentiel c’est la foi

Loin d’être un renoncement à la raison et à la compréhension du monde, la foi est une relation de confiance avec Dieu qui libère et pardonne. Elle naît de la rencontre personnelle avec le Dieu de Jésus-Christ, parfois brusquement, le plus souvent au travers d’un long cheminement parsemé de doutes et d’interrogations.

 

La lecture de la Bible nourrit la foi

Au travers des témoignages humains, la Bible fait entendre la Parole de Dieu. Chaque protestant est responsable devant Dieu, en communion avec ses frères et sœurs en la foi, de l’actualisation de la parole biblique. Cela suppose un débat, parfois des points de divergence.

 

Rien n’est sacré en dehors de Dieu

Les protestants affirment qu’en dehors de Dieu, rien n’est sacré, divin ou absolu. Ils sont donc vigilants envers tout système, parti, valeur, idéologie ou toute entreprise humaine prétendant revêtir un caractère absolu, intangible ou universel et sont favorables à un système social qui respecte la pluralité et la liberté des consciences.

 

La nécessité de se réformer sans cesse

En référence à l’Evangile, les Eglises et les croyants doivent sans cesse porter un regard critique et interrogateur sur leur propre fonctionnement.

 

Tous sont appelés à témoigner

Un des grands principes de la Réforme, le sacerdoce universel, instaure une place identique à chaque baptisé, pasteur ou laïc. En désacralisant l’Eglise et son pasteur, la Réforme a en même temps rappelé la nécessité pour le chrétien du témoignage et de l’engagement dans la société, c’est là que se vit l’Evangile.

 

Le protestantisme, quelques jalons

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La Réforme du XVI° siècle donne naissance au protestantisme luthérien qui se nourrit du message de Martin Luther : Salut par grâce, autorité souveraine de la Bible, sacerdoce universel.

Inspiré par Luther, Jean Calvin élabore la théologie réformée qui met particulièrement l’accent sur l’engagement dans la cité. A la même époque, un courant anabaptiste, souvent appelé « Réforme radicale » voit le jour.

Sur ces fondements, au fil des siècles, le protestantisme s’enrichit et se recompose.

Depuis 1973, en Europe, après avoir signé la « Concorde de Leueuberg », les réformés et les luthériens vivent en pleine communion ecclésiale (unité de l’Eglise). En France, ce processus a abouti à la création de l’Eglise protestante unie de France – communion luthérienne et réformée.

Au XIX°siècle, le mouvement de « Réveil » qui traverse le protestantisme donne naissance à des Eglises caractérisées par l’exigence d’une confession personnelle de la foi demandée à leurs membres. Les Eglises dites « évangéliques » d’aujourd’hui en sont largement les héritières.

Au XX°siècle naît aux Etats-Unis et au pays de Galles le mouvement pentecôtiste. Les communautés appartenant à ce mouvement mettent l’accent sur le baptême de l’Esprit qui peut conférer au croyant des dons particuliers, tels le parler en langues, la prophétie ou la guérison.

 

Pour aller plus loin

« Les protestants », Claudette Marquet, ed. Les Essentiels Milan

« Protestantisme, les grands principes », André Gounelle, ed. Olivétan

« En compagnie de beaucoup d’autres », collectif

(guide théologique du protestantisme contemporain), ed. Olivétan

« Un catéchisme protestant », Antoine Nouis, ed. Olivétan

ed. Olivétan : BP 4464 69241 Lyon Cedex 04, tel : 04 72 00 08 54, olivetan@wanadoo.fr