3 Novembre 2014

 

 On aime :

– manger des melons et des mangues au mois d’octobre,
– voir les enfants jouer dans la cour de l’école New Ramses College,
– découvrir (presque) chaque matin un grand soleil,
– aller à Khan El Khalili le soir pour se balader dans le souk et profiter des illuminations,
– connaître et apprivoiser chaque jour un peu mieux cette ville immense,
– rencontrer les uns et les autres, partager un repas / un jus / une shisha / une bière / une thé, avec eux,
– tuer un moustique et dire « j’l’ai eu ! »,
– Redécouvrir la pluie, qui ne dure que quelques minutes,
– manger le koshari du coin,
– déambuler dans les rues et chercher notre chemin,
– coudre des poupées et des lapins, des peluches en tissus pour l’orphelinat,
– faire du recyclage avec des cartons ou des briques de jus ou de lait et les transformer en porte-monnaie ou en trousse (on vous montrera ce que ça donne dans un futur article !),
– que le métro soit propre, même plus propre qu’à Paris,
– l’idée que dans moins de deux mois on reçoit de la visite ici, la famille d’Éline et le compagnon d’Éloïse,
– apprendre l’arabe et remarquer qu’on peut capter quelques bribes de conversations dans la rue,
– assister par hasard à une fête d’anniversaire avec un derviche tourneur,
– apprendre à bien prononcer le nom de notre quartier (parce que jusqu’alors, malgré nous, on prononçait le mot « alcool »),
– voir tout ce que les gens savent faire de leur main, via l’artisanat,
– boire du jus de citron avec de la menthe (boisson officielle de ces deux premiers mois),
– avoir des sujets de discussions toutes les deux en se demandant si c’est intarissable ou non,
– dire « il fait frisquet ce soir, non ? » alors qu’on sait qu’il fait encore 25 degrés,

 

On n’aime pas :

– lorsqu’on ne traverse pas la rue en même temps parce qu’on ne sait jamais quand celle qui est resté de l’autre côté de la voie va pouvoir avoir le temps de traverser,

– quand les taxis roulent trop vite ou slaloment entre les voitures et les micro-bus,
– entendre les néons-bleus cramer des insectes,
– quand les élèves ou les filles sont indiscipliné(e)s,
– passer à côté des cages à poules et dindons en allant travailler : ça pue !
– passer à côté du magasin de jus de mangue qui sent la mangue pourrie : ça pue !
– quand on nous siffle dans la rue comme des chats,
– quand on remarque que l’éducation des enfants est parfois violente et qu’on se sent impuissantes face à cela,
– La confrontation égoïste des corps à la sortie des rames de métro, chacun veut soit sortir soit rentrer en premier, sans organisation ni logique,
– avoir une coupure de courant en pleine discussion skype,

Bref, ça fait deux mois qu’on est au Caire !

Eloïse et Eline  ( Volontaire pour la Solidarité Internationale , VSI)