Ce samedi 7 décembre, tout ce que la paroisse compte de jeunes (entendez par là, les moins de 18 ans !!) avait rendez-vous au temple pour préparer le culte de l’ Avent. Après lecture des textes de Noël, les plus grands se sont rassemblés pour réfléchir, les plus petits ont commencé leur bricolage !

Puis, chacun – chacune a participé aux saynètes et a été photographié(e) ou filmé(e) afin de réaliser des diaporamas que Rebecca nous a aidé à monter pendant que les plus petits se lançaient dans la décoration du sapin !

Vous retrouverez le déroulé de la saynète du culte, quelques photos seront ajoutées par la suite.

Merci à tous de votre participation lors de ce culte !

 

 

 

 

 

 

 

Tous invités

 

Le client : Bonjour, monsieur l’imprimeur !

L’imprimeur : Bonjour cher Monsieur, qu’y a-t-il pour votre service ?

L’imprimeur : Je voudrais commander un carton d’invitation.
L’imprimeur : Fort bien. Est-ce pour un mariage, une réception, un bal, une soirée privée, une inauguration, un vernissage, la venue d’un ministre, la pose d’une première pierre, une naissance, un anniversaire … ?

Le client : A la fois … une inauguration, la pose d’une première pierre, une naissance et un anniversaire !

L’imprimeur : Je vois que Monsieur a de grands projets. Mais la société « A l’Evangile » à laquelle le client a toute raison de faire confiance va s’empresser de vous satisfaire.
Commençons par le commencement : quelle parole voulez-vous mettre en tête ?

Voulez-vous commencer par un salut ? Un salut adressé à tous ?

Ou peut-être préférez-vous une annonce plus précise, du style …

Le client (avec empressement) : Oui, oui, oui, une annonce !

L’imprimeur : Vous l’avez déjà préparée ?

Le client : Oui, depuis toujours. Mettez en tête : « Je vous annonce une bonne nouvelle »

 

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Berger 1 (en colère) : J’étais tout à l’heure à Bethleem. Je faisais la queue pour acheter quelques olives et une fois de plus, j’entends : « il doit y avoir un berger quelque part, l’air est devenu irrespirable … ».
Berger 2 : Les gens, ils sont pourtant bien contents de trouver de la viande à manger et des agneaux pour les sacrifices.
Berger 1 : C’est vrai, mais tu as beau leur expliquer, rien n’y fait. Pour eux, tu ne comptes que si tu restes bien à l’écart à garder ton troupeau.

(Silence)

Berger 3 : C’est bizarre. Depuis le début de la nuit, les moutons sont agités. Mais pas comme quand ils sentent des voleurs ou des loups. Non, leurs bêlements ont un air joyeux.

 

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Le plongeur : Vraiment, je me serais bien passé de toute cette vaisselle supplémentaire. Et ça mange, et ça ripaille et ça te dépense. Et à l’arrivée, qui c’est qui nettoie, qui c’est qui essuie, qui c’est qui range ? Je vous le donne en mille : ma pomme !

Le patron : 20 assiettes, 3 soupières, 40 fourchettes et que ça saute !

Le plongeur : Et allez donc ! Et avec tout ça, rien ! Pas une augmentation ! Rien ! Regarde l’autre là-bas, il a tellement mangé qu’on dirait que son pantalon va éclater … Ça rapporte peut-être ce recensement de Bethléem avec tous ces gens de passage. Mais ce n’est pas ça qui va changer grand-chose.

Le patron : Tu files à l’étable avec un peu d’eau pour un âne et pour un bœuf ! Fonce !

Le plongeur : Et en plus, il faut que je m’occupe des animaux. On aura tout vu !

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L’imprimeur : Nous avons mis en tête : « Je vous annonce une bonne nouvelle ».

Le client : Ajoutez « Votre Sauveur est né »

L’imprimeur : Nous inscrivons aussi naturellement la date de ce joyeux événement.

Le client : Mettez juste « cette nuit ». Si toutes les générations se souviennent que leur Sauveur est devenu un homme, la date exacte importe peu.
L’imprimeur : Si je comprends bien, l’anniversaire de cette naissance, cela pourra être tous les jours.
Le client : Je vous le disais : c’est une bonne nouvelle ! Avec cet enfant qui naît, il y a la possibilité de faire une fête tous les jours.

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Berger 1 : C’est vrai qu’ils sont agités les animaux cette nuit. On dirait qu’ils attendent quelque chose.
Berger 2 : Moi j’aime bien attendre. Attendre le jour, le printemps, les jonquilles, le soleil … A Bethléem, ils ne doivent plus attendre grand-chose. Regardez, il n’y a plus de lumière, tout le monde dort à poings fermés. (Fort) Dormez braves gens, les pauvres types de notre espèce gardent vos animaux.
Berger 3 : Ne soit pas si amer. Je suis sûr qu’il y a quelqu’un pour qui tu as une importance infinie.

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L’imprimeur : Récapitulons : « Je vous annonce une bonne nouvelle. Cette nuit, votre Sauveur est né ». Nous ajoutons le prénom ?

Le client : Il s’appelle Jésus. Mais inutile de le mentionner : il faut attendre sa présentation au temple pour que son prénom soit annoncé.
L’imprimeur : Donc, nous ne parlons pas du petit Jésus.
Le client : Ecrivez au contraire qu’il s’agit d’un grand Seigneur. Notez : « Cette nuit, votre Sauveur est né. Il est le Christ, le Seigneur ».

L’imprimeur : Pour les visites, les cadeaux, les lettres, les paquets, nous mettons quelle adresse ?

Le client : Etable, Bethléem.

L’imprimeur : L’adresse est un peu vague. Vous pensez vraiment que les gens trouveront ?

Le client : S’ils cherchent de tout leur cœur, ils trouveront. Et lorsqu’ils frapperont à la porte, on leur ouvrira.

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Mage 1 : J’ai trouvé aujourd’hui un manuscrit fort intéressant. Il raconte que le ciel se pare d’une nouvelle étoile lorsqu’il y a une naissance royale.

Mage 2 : Peut-être y aura-t-il un jour une étoile plus lumineuse, plus importante, plus éclatante qui éclairera toutes les autres.
Mage 3 : Le secret de l’univers est si profond qu’il faut étudier, chercher, observer. Bientôt la nuit va tomber. La lune et les étoiles vont scintiller. Préparons nos instruments.

 

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L’automobiliste : C’est malin. Panne d’essence. Justement cette nuit-là. Allez donc trouver un garagiste ouvert … (il se met à rire) C’est quand même risible : je suis informaticien, je travaille à l’observatoire, tous les jours je côtoie l’infini et je ne suis même pas capable de savoir quelle direction prendre pour trouver de quoi repartir … Tiens si, là-bas, une lumière. Je ne risque rien, j’essaie.

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L’imprimeur : Maintenant que nous avons le texte, voyons sur quoi nous allons l’imprimer. Nous avons tout d’abord du papier Bible.

Le client : J’aime énormément. Et ce papier me paraît promis à un bel avenir. Mais dans l’immédiat, je préfère le style faire-part.
L’imprimeur : Nous avons ceci, c’est très tendance. Sur le coin gauche, un angelot qui joue de la trompette. A droite, un autre tient un accordéon. Au milieu, un traineau tiré par des rennes et un monsieur tout habillé de rouge avec une hotte sur le dos. Dans le lointain, on aperçoit un feu qui crépite et des petits souliers. Le texte est imprimé sur la petite partie restante. Vous verrez : le mélange est incroyable.

Le client : Tout cela me paraît un peu confus. Plus personne ne risque de s’y retrouver si c’est incroyable.

L’imprimeur : Nous avons alors un très beau bleu sur le fond duquel brille de mille feux une étoile. Le dessinateur a eu du mal à la coucher sur le papier, elle lui échappait sans cesse. C’est ce qui lui donne cette impression de mouvement. Mais elle s’immobilise dès que l’on parvient à la bonne nouvelle annoncée.

 

L’imprimeur : Reste le tirage. Combien d’exemplaires ?

Le client : Je voudrais prévenir le monde entier.

L’imprimeur : Alors, prévoyez juste quelques personnes du style exclus, bergers, plongeurs, vous y ajoutez deux ou trois savants qui n’ont pas les pieds sur terre, un automobiliste perdu sans son essence. Et vous verrez, la bonne nouvelle se répandra très vite.

Le client : Vous le croyez vraiment ?

L’imprimeur : Cela est certain. Vous pouvez d’ailleurs le constater. Aujourd’hui encore, votre annonce continue de circuler et tous sont invités (les enfants distribuent les cartons d’invitation).