Message de Noël de la part de l’équipe des visites dans notre paroisse :

« Je connais les projets que j’ai formés pour vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et une espérance »   Jérémie 29, 11

Au nom de la communauté, en ce temps de Noël et pour l’année qui vient, le groupe de visiteurs partage avec vous ces paroles du prophète Jérémie, pleines de paix et d’espé­rance.

fraternellement.

Colette, Daniel, Eric, Françoise, Marie-Annick, Marie-Blanche et Paul.

 

Message de Noël des enfants lors du culte du dimanche 14 décembre au temple de Condé sur Noireau.

Retour sur ce culte en texte et en image :

 

 

Texte lu par les jeunes de « Pizza moquette » 

Jeu de Noël :

 

Musiques de la rue et des grands magasins.

« Petit papa Noël, quand tu reviendras du ciel avec des joujoux par milliers ! »

Mélodies doucereuses et sucrées.

Depuis des semaines, elles nous poursuivent et nous enveloppent.

Elles font partie de l’ambiance, n’étonnent plus, ne gênent plus.

Elles peuvent même rapporter gros !

 

Musiques de nos cœurs, musique de nos fêtes.

Airs des Noëls d’antan, musiques de notre enfance,

paroles que l’on fredonne,

plaisir renouvelé des cantiques chantés et appris en famille.

 

Un chant retentit dans la nuit !

Une mélodie nous touche, nous atteint, parfois dans un demi-sommeil …

Dans le brouhaha ambiant, elle vient se coller à nous,

Ses notes nous réveillent, nous émeuvent et nous parlent.

Elles disent un Dieu autre …

 

Nous allons maintenant écouter le récit de Noël.

 

 

« Un jour, nous allons au lieu de prière. Une servante vient à notre rencontre, à nous Paul et Silas, il y a en elle un esprit qui lui permet de dire l’avenir. Elle raconte aux gens ce qui va leur arriver. De cette façon, ses maîtres gagnent beaucoup d’argent. »…

 

Mais ce n’est pas le récit de Noël !

Qu’est-ce que vous nous racontez là ?

Mais si, mais si, c’est le récit de Noël !

Voulez-vous que je vous imite cette servante ?

Oui, oui !

Ecoutez bien !

 

Braves gens, braves parents et braves grands-parents, je peux vous prédire que vous allez faire la queue dans les magasins pour acheter un sapin, des cadeaux, des huîtres, du foie gras, des guirlandes et des bougies. Et vos maîtres seront contents, eux qui vous disent qu’il faut travailler plus pour consommer plus : ils vont gagner beaucoup d’argent !

 

Petit temps de silence

 

« Cette servante qui prédit l’avenir se met à nous suivre, Paul et nous, en criant : « Ces hommes sont les serviteurs du Dieu très haut ! Ils vous montrent le chemin pour être sauvés. » La servante fait cela pendant plusieurs jours. A la fin, Paul se met en colère, il se retourne et commande à l’esprit : « Au nom de Jésus-Christ, sors de cette femme ! » Et l’esprit sort tout de suite. »

 

… Il est vraiment bizarre Paul. Il arrive à Philippes et, sans qu’il ait besoin de faire quoique ce soit, quelqu’un lui offre une publicité gratuite ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi il se fâche.

Moi, j’aurais été à sa place, je lui aurais offert un haut-parleur à cette femme !

Oui, mais la dame, elle parle du Dieu très haut, tandis que Paul, il parle de Jésus-Christ, le très bas. A l’époque, il y avait peut-être beaucoup de dieux très hauts : Zeus, Jupiter et plein d’autres encore … Mais un Dieu qui vient s’abaisser jusqu’à naître dans une crèche …

Personne ne connaissait. C’était plutôt le super marché du religieux !

Le super-marché du religieux avec du père Noël et du petit Jésus ! …

En tous les cas, moi, si j’avais eu une servante comme cela, je n’aurais pas apprécié qu’elle ne me rapporte plus d’argent.

 

C’est justement ce qui arrive. Ecoutez la suite :

 

« Les maîtres de la servante voient qu’ils ne peuvent plus se servir d’elle pour gagner de l’argent. Alors, ils arrêtent Paul et Silas et ils les traînent sur la place de la ville, devant les autorités. Ils les amènent aux juges romains en disant :

« Ces hommes font de l’agitation dans notre ville. Ils sont juifs et ils enseignent de nouvelles coutumes. Mais nous, les Romains, nous n’avons pas le droit de les accepter ni de les suivre. »

La foule se met en colère contre Paul et Silas.

 

Les juges romains font arracher les vêtements des deux hommes et ils commandent qu’on les frappe à coups de fouet. Quand on les a bien frappés, on les jette en prison et on commande au gardien de les surveiller avec soin. Dès que le gardien reçoit cet ordre, il les met au fond de la prison et il fixe leurs pieds dans des blocs de bois. »

 

Nous sommes enfermés

Humiliés

Immobilisés

Affamés

Assoiffés

Autour de nous, cela sanglote, cela s’injurie, cela se débat, cela ronfle

Cela gémit.

 

Il y a dans la paille des petits frottements, le bruit des chaînes

Cela sent la cave, cela résonne comme dans les catacombes

Au loin, le bruit d’une goutte d’eau qui se répercute par vagues.

 

« Vers minuit, Paul et Silas sont en train de prier et de chanter la louange de Dieu. »

Deux hommes se mettent à chanter.

Leurs mots deviennent Parole, une parole qui danse dans l’obscurité, tourbillonne le long des escaliers, s’élance dans les couloirs, perce le sombre et rejoint le puit, dans la cour.

 

« Les autres prisonniers les écoutent. »

 

 

La Parole danse autour d’eux … elle tourbillonne en eux … puis s’élance, perce leur nuit et rejoint au fond de chacun le lieu de la source …

 

Des notes d’espérance résonnent aux oreilles attentives.

C’est pour ces prisonniers le seul moyen qui leur reste pour continuer leur mission, là où ils se trouvent.

Ces hommes pressés, agressés, stressés, perdus dans la tourmente des informations, sont invités à chanter ! C’est le moyen qu’il leur reste pour échapper à l’étouffement, pour continuer à témoigner là où ils se trouvent.

 

Des notes d’espérance chantées pour rester vivant dans les ténèbres du monde. Des notes d’espérance chantées pour franchir les murs et traverser l’épais brouillard.

Des notes d’espérance qui ne sont pas accordées sur la portée du monde présent, mais sur le temps du monde à venir, le Royaume qui vient.

A minuit, elles annoncent l’aube nouvelle du Dieu d’amour qui vient sauver son peuple.

Car un chant retentit dans la nuit, un chant entonné par toutes les voix de la terre ! C’est un air triomphal qui ouvre le chemin.

 

« Tout à coup, il y a un violent tremblement de terre. Les murs de la prison se mettent à bouger, aussitôt, toutes les portes s’ouvrent et les chaînes de tous les prisonniers tombent ».

 

– Les serrures éclatent et les portent s’ouvrent.

– Les chaînes se détachent et les deux hommes se relèvent.

– Libres, nous sommes libres !

 

– Nous pourrions fuir …

– Rejoindre les autres prisonniers !

– Neutraliser le gardien …

 

« Le gardien se réveille, il voit que les portes de la prison sont ouvertes, alors il prend son arme et veut se tuer. En effet, il pense que les prisonniers se sont échappés. Mais Paul crie de toutes ses forces : « Ne te fais pas de mal ! Nous sommes tous là ! »

Le gardien demande de la lumière.

 

Il se précipite à l’intérieur de la cellule, il tremble de peur et se jette aux pieds de Paul et de Silas. Ensuite, il les fait sortir et leur demande : « Messieurs, qu’est-ce que je dois faire pour être sauvé ? » Ils lui répondent : « Crois au Seigneur Jésus, alors tu seras sauvé, toi et ta famille. » Ils lui annoncent la parole du Seigneur à lui et à tous ceux qui sont dans sa maison. Au même moment, en pleine nuit, le gardien emmène Paul et Silas et lave leurs blessures. Aussitôt, il reçoit le baptême, lui et toute sa famille.

Il fait monter Paul et Silas dans sa maison et leur offre à manger. Avec toute sa famille, il est rempli de joie, parce qu’il a cru en Dieu ».

 

C’est bien de chanter :

 

cela donne du courage

de l’espérance

c’est justement quand on croit que tout va mal qu’il faut chanter !

 

Il y en a des chaînes brisées dans ce récit :

 

les chaînes de la servante,

les chaînes des disciples,

les chaînes des prisonniers,

les chaînes du gardien,

toute sa famille qui découvre Jésus-Christ.

 

Il y a vraiment de quoi chanter :

 

la femme est libérée de l’esprit qui la hante,

de ses maîtres qui l’exploitent,

les prisonniers reprennent espoir,

le gardien découvre un nouvel avenir.

 

C’est bien de chanter :

 

cela donne du courage,

de l’espérance,

c’est justement quand on croit que tout va mal qu’il faut chanter !

 

Ce n’est pas l’écho d’un tremblement de terre …

C’est plutôt l’écho réjouissant de la naissance d’un enfant !

 

Dieu invite à la fête, chantons-le !

 

– il est solidaire des siens,

– il cherche la réconciliation des ennemis,

– il tisse des liens entre des personnes inconnues,

– il nous appelle à prendre soin les uns des autres,

– il se fait reconnaître dans la fragilité,

– il nous confie les uns aux autres,

– il nous dérange et il nous aime.

– chantons-le !