20 avril 2015

Je n’ai pas encore pris le temps de vous raconter la fête de Pâques à l’Égyptienne. Alors voilà quelques impressions en vrac :

Ici, cette année, les chrétiens l’ont fêtée une semaine après les chrétiens de France. Me sachant française, dès le 4 avril, la plupart des chrétiens que je croisais me souhaitaient déjà « kolo sana we enti tayeba ya Eline » (« que cette année soit bonne pour toi ô Eline » = la phrase qui revient à toutes les fêtes, parfois j’ai aussi eu droit à sa traduction approximative : « happy birthday ya Eline »). Puis ces voeux ont été répétés chaque jour jusqu’au 13 avril. C’est un peu notre « bonne année » que l’on se souhaite jusqu’au mois de février, en somme !

À l’orphelinat, quelques filles ont jeûné dès le début de la semaine (pas de viande, d’oeufs, de produits laitiers, d’huile, de sel, ni même de fruits et de légumes), tandis que la plupart (à partir de 12 ans) ont seulement jeûné le vendredi de Pâques jusqu’à 18h00. Durant cette semaine, des membres de quelques Églises sont venus pour prier avec les filles, leur raconter l’histoire de la résurrection du Christ…

Puis le dimanche de Pâques, et déjà le samedi en fin d’après midi, nous avons passé la journée à jouer ensemble, à se faire belles, à discuter.

Ici pas d’oeufs en chocolat, pas de lapin de Pâques, pas de cloches – sauf sur les grandes affiches publicitaires des quartiers fréquentés par les expats.

Le Samedi soir, je suis allée avec des membres de ma paroisse à une célébration orthodoxe russe. Bon, pour être honnête, j’étais un peu perdue : Quelle langue parler ? anglais ? arabe ? français ? russe ?!

Cette cérémonie, malgré sa langue totalement étrangère, était intéressante à décrouvrir : j’ai entendu un trio de femmes chanter avec des voix envoutantes ; j’ai très peu entendu le prêtre puisqu’il était souvent occupé près de son autel, loin des fidèles ; j’ai vu la plupart des fidèles debout pendant tout le culte (au moins 1h30, nous sommes partis à 00h15, avant la fin) ; j’ai vu les femmes portant toutes un voile sur la tête ; j’ai senti l’odeur des bougies et de l’encens. C’était destabilisant de se sentir à la fois si étrangère dans une Église chrétienne et à la fois en communion avec ce qui se vivait.

Bref, cette fête de Pâques « allongée » aura été pleine de découvertes !

  
Une petite impression de l’atmosphère par vidéo :  ICI

  

Et pour finir voici un texte qu’une des filles de l’orphelinat, notre poète en chef, a écrit pour cette occasion :

Jésus mon Seigneur,

Tu me sers la main

Pour me mettre sur le bon chemin

Quand tu es venu pour que tout le monde sache qui tu es

On t’a mis sur la croix

Tu as rempli nos coeurs de paix

Tu nous as donné des lois

Mais nous n’avons pas obéi

Tu es venu, tu nous as béni

Tu es Jésus, notre sauveur

Tu es le bon berger, avec toi je n’ai jamais peur

Tu es mon créateur

Tu es mon seigneur

Tu es le fils de Dieu

Qui vit en haut dans les cieux

Tu es notre pain de vie

Tu es notre abri

Tu es la vérité

Nous t’avons cru quand tu es ressuscité

Merci, Jésus pour tous tes dons

Tu nous aimes, nous tes enfants

D.A