Appel du mois de février de l’ACAT :

 

Le principe de dignité humaine est l’un des principes fondamentaux de l’olympisme. Les autorités russes, hôtes des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, le bafouent pourtant allègrement.

 

Selon la Charte olympique, « le but de l’olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’humanité en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine ». La Russie, en tant que pays hôte, devrait s’y conformer et respecter les principes internationaux des droits de l’homme. Derrière les Jeux olympiques, l’envers du décor est pourtant tout autre.

 

Des Jeux olympiques déjà entachés de nombreuses atteintes aux droits de l’homme.

 

Détentions illégales massives et exploitation d’ouvriers travaillant dans les divers sites olympiques à Sotchi, harcèlement de journalistes et de militants de la société civile critiquant la politique du gouvernement concernant les préparatifs des Jeux, éviction de propriétaires immobiliers et de leurs familles sans indemnités compensatrices : la préparation de ces Jeux olympiques a déjà été lourdement entachée de nombreuses violations des droits de l’homme.

 

L’ACAT a mené des recherches, ces dernières années, sur le phénomène tortionnaire dans plusieurs régions de Russie, y compris en Tchétchénie (située à près de 800 km de Sotchi). Elle a publié récemment son analyse et ses conclusions dans un rapport édifiant intitulé Les multiples visages de la torture. L’ACAT constate que le principe de dignité humaine est loin d’être respecté en Russie, en particulier lorsqu’une personne est privée de liberté : le recours à la torture reste largement utilisé au sein des postes de police ainsi que dans les établissements pénitentiaires. Cela leur permet d’obtenir illégalement des aveux à l’encontre de suspects et à punir et briser des détenus en prison.

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