Engagés bien avant le séisme de 2010 aux côtés des protestants haïtiens, les protestants français ont su apporter une aide d’autant plus efficace lors de la catastrophe. Ils ont pu soutenir des actions dans la durée, menées par les Haïtiens eux-mêmes. Un partenariat d’autant plus crucial aujourd’hui, après la phase de l’urgence et le départ des grandes ONG internationales, alors que les problèmes préexistant au séisme réapparaissent avec une acuité accrue. Face aux multiples fragilités de la société haïtienne, l’engagement auprès d’Haïti reste une nécessité.

12 janvier 2010 – 12 janvier 2015 : cinq ans jour pour jour après le séisme qui avait ravagé Port-au-Prince et sa région, la soirée des vœux du Défap était largement consacrée à Haïti. Cinq ans jour pour jour… et presque heure pour heure, puisque la première secousse, la plus catastrophique et la plus meurtrière, s’était produite à 16h53, heure locale – c’est-à-dire tard dans la soirée pour la France, compte tenu du décalage horaire…

Aujourd’hui encore, l’immensité des pertes, humaines et matérielles, défie l’évaluation. Combien de morts du fait du séisme, mais aussi provoquées par la désorganisation qui l’a suivi ? La secousse initiale, d’une magnitude supérieure à 7, avait été suivie par plus d’une cinquantaine de secousses de magnitude supérieure à 4,5. Outre les dégâts à Port-au-Prince même, dont les télévisions du monde entier avaient fourni des images de quartiers entiers effondrés, aux rues emplies d’habitants dormant à l’air libre et à même le sol, d’autres villes proche de l’épicentre du séisme avaient été réduites en ruines, comme Carrefour, ville de 300 000 habitants, détruite à 40%, où Léogâne (200 000 habitants), détruite à plus de 90%. Début février 2010, la ministre haïtienne des communications avait évoqué un bilan de plus 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Cinq ans après, ces images ont pourtant été largement oubliées, remplacées par une autre actualité tragique ; l’émotion est largement retombée, et peu de médias ont évoqué le souvenir d’Haïti. C’est pour ne pas perdre de vue l’ampleur de ce traumatisme que Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap, a tenu à ouvrir la table ronde consacrée à Haïti, juste après les vœux proprement dits, en lisant un extrait de « Tout bouge autour de moi » – un texte de l’écrivain haïtien Dany Laferrière, témoin direct de la catastrophe.

12 janvier 2010 – 12 janvier 2015 : cinq ans jour pour jour après le séisme qui avait ravagé Port-au-Prince et sa région, la soirée des vœux du Défap était largement consacrée à Haïti. Cinq ans jour pour jour… et presque heure pour heure, puisque la première secousse, la plus catastrophique et la plus meurtrière, s’était produite à 16h53, heure locale – c’est-à-dire tard dans la soirée pour la France, compte tenu du décalage horaire…

Aujourd’hui encore, l’immensité des pertes, humaines et matérielles, défie l’évaluation. Combien de morts du fait du séisme, mais aussi provoquées par la désorganisation qui l’a suivi ? La secousse initiale, d’une magnitude supérieure à 7, avait été suivie par plus d’une cinquantaine de secousses de magnitude supérieure à 4,5. Outre les dégâts à Port-au-Prince même, dont les télévisions du monde entier avaient fourni des images de quartiers entiers effondrés, aux rues emplies d’habitants dormant à l’air libre et à même le sol, d’autres villes proche de l’épicentre du séisme avaient été réduites en ruines, comme Carrefour, ville de 300 000 habitants, détruite à 40%, où Léogâne (200 000 habitants), détruite à plus de 90%. Début février 2010, la ministre haïtienne des communications avait évoqué un bilan de plus 230 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. Cinq ans après, ces images ont pourtant été largement oubliées, remplacées par une autre actualité tragique ; l’émotion est largement retombée, et peu de médias ont évoqué le souvenir d’Haïti. C’est pour ne pas perdre de vue l’ampleur de ce traumatisme que Bertrand Vergniol, secrétaire général du Défap, a tenu à ouvrir la table ronde consacrée à Haïti, juste après les vœux proprement dits, en lisant un extrait de « Tout bouge autour de moi » – un texte de l’écrivain haïtien Dany Laferrière, témoin direct de la catastrophe.

 

Lire la suite du texte sur : defap.fr