Agnès Catillon, qui a suivi l’école biblique dans notre bocage, est actuellement à Tahiti avec son conjoint Jonathan et ses enfants. Elle nous envoie un petit article et des photos, sur cette période particulièrement festive de ce bout de France, la Toussaint :

 

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Depuis quelques semaines c’est l’effervescence dans les cimetières, il faut que tout soit prêt pour le grand jour.

Au bord de la route ceinture -la seule route de l’île-, on voit fleurir des panneaux « sable blanc », « sacs de sable blanc 1000xpf ».  Lorsqu’on arrive ici et qu’on ne connaît pas on ne comprend pas pourquoi le mois de novembre est le mois du sable blanc.

Puis arrive la Toussaint, ce soir dans tous les cimetières de Polynésie c’est ambiance festive, on célèbre nos morts, d’ici et d’ailleurs.

 

 

C’est la nuit, il fait frais, la température est tombée sous les 30°, toutes les tombes sont décorées avec du sable blanc, ornées de 1000 fleurs qui sentent les îles et toutes éclairées par des dizaines de bougies. Les gens sont de bonne humeur, les chants religieux se mêlent aux chants traditionnels, les belles tenues en tissus local sont de sorties.bld_8326

Célébrer nos morts ici c’est passer du temps avec eux, passer du temps entre nous, avec les proches, la famille, les amis… c’est une belle façon de se retrouver.

 

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Il n’est pas rare, tout au long de l’année, de voir des familles venir faire une bringue sur la tombe d’un de leur proche.

 

 

 

La bringue c’est une institution ici, c’est une fête qui peut avoir lieu n’importe où, on sort de la benne du pick-up le barbecue, la table, les chaises, la tonnelle, les ukuleles, et on passe la journée là, à parler, rire, chanter, manger…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rapport que les Tahitiens ont avec les morts est vraiment différent de celui que l’on a en France métropolitaine.