Une analyse

 

 

Au moment de la création de l’Eglise protestante unie en 2013, nous avons pu constater un véritable élan dans l’Église, avec de nouvelles initiatives selon le désir d’être « une Eglise de témoins ». En même temps, beaucoup de paroisses vivent avec un sentiment constant de fragilité, de saturation et d’épuisement. Beaucoup de lieux se trouvent devant une grande perplexité : pourquoi n’arrivons-nous plus à transmettre comme avant ? Pourquoi n’y a-t-il plus le même niveau d’engagement qu’autrefois ? Comment renouveler notre communauté plutôt vieillissante ? Où sont passés les enfants, les jeunes ?

L’Église se trouve ainsi devant un enjeu majeur : assumer son identité d’Église de témoins, tout en accompagnant les réalités diverses de terrain. Notre souci principal doit être d’avancer ensemble, en aidant toutes les communautés à entrer dans une logique missionnaire, mais en fonction de chaque contexte local.

Cette préoccupation rejoint un deuxième élément d’analyse externe. La fragilisation de nos paroisses est en partie le résultat d’une société en mutation. Les formes de transmission avec lesquelles on était à l’aise ne fonctionnent plus, les rapports entre personnes changent, les formes d’appartenance évoluent. Pour des institutions, comme l’Eglise, ce changement est déstabilisant, car nos structures sont mal adaptées à ce mouvement perpétuel.

Notre contexte interne et externe nous invite donc à renouveler notre manière de penser et d’agir pour mieux assumer notre mission. Devant ce défi, nous pouvons nous enrichir de l’expérience d’autres Églises, et notamment de l’Église d’Angleterre.

 

Lire la suite de l’article sur : eglise-protestante-unie.fr