C’est autour de cet impératif auquel toute la Bible invite, auquel l’Eternel nous presse de répondre, que le pasteur Yvon Thomas délivrera le jeudi 19 septembre à 18h au Carmel de Saint Sever une conférence-débat (suivie d’un repas tiré des sacs et d’une célébration commune).

 

 

« Se réconcilier qu’est-ce ? Sinon essayer de reconstituer un lien brisé, un tissu de sympathie qui s’est déchiré, établir un pont entre des frères et soeurs, rétablir une relation qui s’est brisée… parfois pour d’humbles broutilles …

La réconciliation est au cœur de la démarche humaine. C’est normalement une chose naturelle qui préside à toute vie communautaire. Pas besoin – pensent certains – de mentionner Dieu là-dedans ! Pourtant, j’ai l’impression que la réconciliation est aujourd’hui en panne dans notre pauvre monde blessé… J’ai l’impression que le terme réconciliation est réservé, dans notre société, de plus en plus à la seule démarche faite dans le cabinet d’un magistrat spécialisé dans le droit familial, avec bien souvent comme conséquence, non le retour à la vie communautaire, mais la séparation ! J’avoue aussi, parvenu au terme de ma carrière pastorale, que la réconciliation est, hélas, bien difficile à vivre dans l’Eglise… J’observe également, que l’oeuvre de « conciliation » devient une tâche réservée à un spécialiste de la question, un expert de la réconciliation, le « médiateur ». Le médiateur, celui qui se met « entre deux ou plusieurs personnes ou partis pour assurer la conciliation ». (…)

Le Médiateur, celui qui se place au milieu entre une personne bien précise et une autre, n’est-ce pas celui qui se tient sur la difficile crête de la vérité, non vérité de l’un et erreur de l’autre, mais la véracité ? Le médiateur, c’est celui qui, en établissant de nouveaux rapports, ou en restaurant des rapports brisés, permet que la Vie reprenne son cours. Le médiateur par excellence, celui qui se définit comme : la porte, le chemin, la vérité, la vie… est le Christ, Celui que Paul souligne comme étant le seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Christ Jésus ! (…)

Je me permets de vous laisser cette recommandation faite par un grand frère dans la foi, prononcée il y a bien des années, lors de ma reconnaissance de ministère. J’essaie toujours de la mettre en pratique : « Yvon, que ce ne soit pas ta langue qui parle, mais tes actes ; que ton discours soit toujours plus humble que tes actes ; ne parle pas inconsidérément ; écoute toujours, n’enseigne pas sans humilité, afin que la terre reçoive ta semence. »

Yvon Thomas